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AMERICAN DOG – HARD ON THE ROAD

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The first ever DVD of the band with Bonus Videos and Interview + CD live

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Enregistré en juin 2007 à l’Empreinte à Savigny le Temple, ce "Hard on The Road" est LE monument d’American Dog à ce jour, mais surtout Un des plus grands live de hard rock’n’roll jamais sorti !

Voilà, maintenant que vous êtes dans l’ambiance, on peut attaquer la chronique en elle-même !
Et comme chez Metal Sickness on n’est pas des ingrats, on va tout de suite féliciter le label Bad Reputation pour le soutien qu’il apporte à ses groupes et la disponibilité dont il fait preuve vis-à-vis des webzines. Pour une fois qu’un label ne nous prend pas de haut et ne sort pas des disques juste pour occuper le terrain, il fallait que ce soit dit. Avec eux, on bosse sereinement, on est respecté et on sent que pour leurs groupes, c’est pareil ! Ce live en est d’ailleurs la preuve.
Battant le fer tant qu’il est chaud, suite à l’excellent "Hard" (sûrement leur meilleur production studio), les American Dog sillonnent la France en juin 2007 pour y déverser des litres de bière, de sueur, et abreuver jusqu’à plus soif les oreilles en mal de décibels sauvages et rock’n’roll. C’est cette épopée que retrace ce "Hard On The Road", sous la forme d’un CD/DVD (format cher au label). Ici, la chronique des deux objets est assez simple puisque le cd reprend exactement la partie live du DVD. A savoir 15 titres dans ta face, du genre si t’en redemandes après, c’est vraiment que tu es d’une résistance hors du commun (ou alors, tu es suivi par un préparateur physique né en Allemagne de l’Est, reconverti dans le Tour de France ou l’athlétisme en Chine).
Pour ceux qui n’auraient pas encore succombé aux charmes du combo, c’est l’occasion rêvée de le découvrir dans son milieu de prédilection, la scène.
Pour les amateurs du groupe, tous les ingrédients sont là : rock sans limite, bière à volonté, humour décapant, frappe de bûcheron (tiens Keith Pickens est resté au pays régler ses problèmes familiaux, laissant la batterie à Franckie Garisto), compteur dans le rouge, riffs à gogo pour un Steve Theado qui est un artificier de première (hyper sous-estimé, mais il s’en fout alors…), le tout orchestré par un Michael Hannon qui, comme il l’explique dans l’interview comprise dans les bonus (là pour le coup, des sous-titres, ça aurait été sympa) vit, mange, dors et chie rock’n’roll !
Musicalement, on est à donf du début à la fin, et on ne se prive pas de tous les clichés du genre. Au contraire on se vautre dedans, mais avec une sincérité qui emporte tout sur son passage. Ce qui donne donc une furie furieuse mais parfaitement maîtrisée. Pas du n’importe quoi, juste un camion qui vous fonce en pleine gueule et que rien ne peut arrêter, un peu comme un croisement incestueux entre ACDC et Motorhead. Steve ne tient pas en place, Michael décapsule les binouzes directement sur sa basse (sympa pour la caméra !), déverse le divin breuvage dans la gorge de Steve pendant que celui-ci continue de jouer, et l’impression que le groupe accélère constamment jusqu’aux limites du possible.
Tous les titres qui font qu’on aime ce groupe sont là "Too Damn Sober" "Another Day In Paradise" "DNF" "No Pity" et une version hallucinante d’énergie de "Barely Half Alive".
Le set se termine par le "Black Night" de Deep Purple chanté par Steve. Encore un moment magique.
Côté technique, c’est à l’image du groupe : puissant, direct et sans artifice. Pas de retouche du son (donc on garde les crasses, ça fait partie du truc), un nombre de caméras limité (trois mecs dans le groupe, inutile d’avoir 18 angles de vue), un montage sobre qui restitue bien l’ambiance d’un concert d’American Dog. Juste reflet de ce combo sincère, sympa (toujours prêt à tailler une bavette ou à faire péter une petite mousse) à la bonne humeur communicative.
Pour les bonus, on a quatre vidéos qui sentent bon le home-made (ah celle de "Sometimes You Eat The Pussy" avec Michael en cuistot, ou ce même bonhomme en train d’exercer sa profession de toiletteur pour chien)
Et puis, cerise sur le gâteau, il y a "Bullshit", un grand moment de country sur lequel tout le monde a l’air bien bourré, avec notamment des choristes (dont Keith Pickens) apparaissant derrière le bar : hilarant !

"Hard On The Road", c’est exactement ce qu’il faut pour lutter contre la morosité ambiante, par le groupe scénique le plus excitant actuellement. Un véritable concentré de rock’n’roll indispensable tant pour découvrir que pour les fans les plus acharnés.


Anecdote : je rappelle que ce CD/DVD est vendu au prix dérisoire d'un cd ordinaire (pour les non comprenants, ça veut dire que si tu ne veux pas pleurer sur la disparition de ce genre de groupe, tu bouges ton derrière et tu cours en acheter une caisse, tu aura ainsi des cadeaux à faire, pour répendre joie bonheur et félicité dans ton entourage)